samedi 1 avril 2006

Repères de coupe et BOBST sur roulette TVP Marianne de Lamouche

Tout le monde se souvient de la pièce du mois de décembre 2005 un décalage de coupe de la gauche vers la droite, et si ce mois c'était un décalage de la droite vers la gauche et en bord de feuille ?


Une fraction du BOBST et les repères de coupe, numéro 227 à 229. Ces repères sont normalement chutés, on considérait qu'on avait déjà de la chance de trouver un demi-trait du repère de coupe sur un isolé, et beaucoup de chance de trouver un trait complet dans une paire.

2è repère de coupe

Onze timbres-poste plus tard, pas de BOBST mais toujours les repères de coupe. Numéro 238 à 240
3è repère de coupe
Et encore onze vignettes plus tard et le tour du cylindre est réalisé. Numéros 249 à 251
Rappelons qu'un tour de cylindre en TD6 imprime 33 hauteurs de timbres, cette bande montre qu'il y a 1 BOBST et 3 repères de coupe sur le cylindre.
Et maintenant quelques petites données dimensionnelles :

Morceau du BOBST
Le BOBST.
BOBST
Pour comparaison, un BOBST complet issu de feuille. Il s'agit d'un trapèze rectangle (pas d'un triangle, le dernier côté existe bien même s'il est petit). Le premier timbre d'usage courant connu avec ce repère est le 5,00 Liberté.
Les repères de coupe
Les repères de coupe : comme on peut le constater les trois repères sont parfaitement alignés, et tous de la même dimension. Il n'est pas possible de les différencier. En noir est représenté le trait de coupe théorique, l'impression de la gravure étant de 15mm et la vignette faisant 20mm, cette coupe devrait être à 2.5mm du bord de la gravure et 1,6mm avant le premier repère de coupe.
Arrêt de la dentelure
La dentelure : à cet endroit, la dernière dent est plus épaisse, en effet le reste du bord de feuille n'est pas dentelé.
Et pour finir la surcharge phosphorescente :
Barre phophorescente
La photographie n'est pas mon fort, mais l'on voit très bien que celle-ci est bien positionnée et n'a pas subi de décalage par rapport à l'impression de la vignette. Donc il ne s'agit pas (en plus) d'une variété de phosphorescence au sens strict, même si la machine de tri aurait pu traiter une lettre affranchie de ce timbre comme un écopli. Ce décalage de coupe a eu lieu sur la refendeuse (c'est la machine qui coupe dix bandes verticales et conditionne les roulettes, à partir d'une bobine imprimée sur TD6), la TD6 a fonctionné normalement.
Un gros regret sur cette pièce, mais où sont passées les inscriptions de service : dates et numéros ? Deux hypothèses :
  1. Ces indications de service sont à gauche, comme sur les carnets SAGEM aussi imprimés sur TD6.
  2. Elles sont encore plus à droite.

mercredi 1 mars 2006

Bande de 10 couvertures de carnets non confectionnés Philexfrance 89

Bande non confectionnée de 10 couvertures de carnets "Philexfrance - 7 juillet 1989".

Cette bande illustre les différentes positions des repères de la tranche du carnet. Ces repères (les rectangles bleus) sont imprimés recto et verso, ils sont décalés d'une largeur par rapport au carnet précédent. Il y a 10 positions différentes, ce fragment les montre donc toutes ; il ne s'agit pas d'un tour complet du cylindre d'impression des couvertures qui comporte 20 hauteurs.

Le carnet du bas présente un encadrement du recto du carnet, ainsi que les repères de la petite tranche droite plus épais. Il ne s'agit pas d'une variété comme on peut le lire parfois, mais de quelque chose de normal.

Ils servent à la comptabilité des postiers : ces derniers voient facilement combien il reste de carnets (ils se présentent empilés, souvent maintenus par un élastique ou encore dans leur emballage), il suffit de compter les carnets "encadrés" pour avoir les dizaines, le comptage de la dizaine entamée est facilitée par les repères de tranche. Pendant longtemps, les carnets n'ont eu qu'une seule tranche marquée ainsi, la légende veut qu'un fils de ministre des postes en job d'été dans un bureau de poste aurait réclamé cette amélioration !

Ces couvertures sont issues de la confectionneuse 9. C'était la plus moderne des confectionneuses de carnets fermés, elle peut par exemple imprimer en 2 couleurs. Les carnets issus de cette confectionneuse sont plus larges : un carnet est constitué de 2 cartons collés aux 2 extrémités (les autres confectionneuses plient le carnet en deux).

Il n'existe plus de carnets fermés de nos jours, les derniers ont été imprimés pour les distributeurs Sterner (qui marchaient avec 2 pièces de 10 francs, mais le passage à l'euro et l'utilisation massive de fausses pièces de monnaie ont signé le retrait de ces distributeurs). L'introduction des timbres autocollants, où le support sert aussi de couverture a rendu obsolète les confectionneuses : ces dernières imprimaient les couvertures et assuraient le pliage et l'insertion des timbres imprimés ailleurs, maintenant les couvertures sont directement imprimées sur la presse qui imprime les timbres, et le pliage est laissé aux soins de l'usager. Le format est passé de "ticket de métro" à "carte de crédit".

De tels fragments de bandes sans fin de couvertures ne sont normalement pas disponibles, on en voit peu et à ma connaissance seulement une ou deux bandes par couverture.